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Tourisme

Circuit des fontaines

 

CIRCUIT

LA FONTAINE AUX LIONS

C’est la fontaine la plus majestueuse de Plauzat. Elle est d’ailleurs inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le 27 octobre 1986.

 

HISTORIQUE

C’est l’ancienne fontaine du château. Composée d’un bassin circulaire et de trois vasques, elle devint la propriété de la commune en 1866. Elle fut déplacée une première fois en 1873, puis en 1890 à son emplacement actuel. C’est à cette occasion qu’elle fut dotée de la vasque supérieure et de quatre statues – lions et sirènes – en ronde bosse, œuvres de Louis Gournier (1832-1901), sculpteur clermontois.

REGARDEZ BIEN

On distingue :

• 3 Putti (bambins joufflus supportant la vasque supérieure).
• 2 sirènes avec une double queue écaillée, celtiques, non pas grecques, car celles qui ont charmé Ulysse étaient des oiseaux à figure humaine.
• 2 monstres marins à la queue trilobée, tenus par les sirènes, appelés depuis longtemps dauphins. Avec des écailles ? Eh oui, c’est une convention de représentation qui existe depuis l’Antiquité.
• 2 lions. Regardez le pli prononcé du coin de l’œil au niveau du nez. Cette ride n’existe pas chez le lion, c’est en réalité une simple tâche. Cette convention de représentation remonte à au moins 2 600 ans : on la retrouve sur des statues athéniennes que les Doges ont rapportées à Venise en 1687. Ces deux mâles magnifiques n’ont pas de sexe. En héraldique, on les dirait « évirés », ce qui signifie - peut-être - qu’un ancêtre a commis quelque acte infâmant…
• 2 têtes de monstres hurlants à grandes oreilles (qui tiennent davantage du vampire que du satyre…), 1 bélier et 1 chien, sur le pilier central ; des figures exceptionnelles en Puy-de-Dôme.

 

FONTAINE A L'AEGYPAN

En projet ...

...

 

LAVOIR DE LA PLACE DU LAVOIR

Le plus ancien de Plauzat.

 

HISTORIQUE

Il était, au début du XIXème , accolé à la Fontaine de La Place, située alors en bas de la rue du commerce (qui s’appelait d’ailleurs Rue La Coste).

En 1850 la fontaine a été déplacée.
Lavoir réalisé en 1850 par M. Frejat, fontanier à Billom.

A l’origine il était accolée à la fontaine (de la place) en bas de la Rue du Commerce (qui s’appelait alors rue de La Coste).

Sur les photos d’époque, le pilier d’alimentation du bac de rinçage n’existe pas.

Le lavoir se résume à une simple pierre plate posée au bord d’un point d’eau. Puis, peu à peu, le lavoir s’organise autour d’un bassin public alimenté en eau. Il est en général constitué d’un bassin autour duquel des pierres à laver ont été disposées ou maçonnées, d’une margelle (au niveau du sol) sur laquelle les lavandières plaçaient leur caisse, ce qui leur évitait de poser directement les genoux à terre. Une première amélioration apportée à ce dispositif consistait à munir le pourtour du bassin d’une « planche à laver » continue et collective réservant un espace d’environ un mètre pour chaque utilisatrice. Le lavoir, comme ici, peut être accompagné d’un bassin de rinçage, toujours placé en amont.

 

LA FONTAINE AUX FAUNES

C’est la fontaine la plus énigmatique de Plauzat... Et la plus récente ! Elle a été inaugurée en Septembre 2015.

 

En 2013, commencent les travaux de démolition de l’îlot central du bourg : insalubre et difficile à restaurer, celui-ci deviendra une place. Guy Oziol fait alors part aux Amis du Vieux Plauzat d’un projet un peu fou : construire une fontaine à l’extrémité de l’espace ainsi créé en utilisant des matériaux nobles récupérés lors de la démolition et une vasque début Renaissance donnée par Mademoiselle Vigineix. De dessins en réunions, le projet prend corps.

Le maire donne son accord, un emplacement est trouvé, le projet est intégré à la future place.

Lors du chantier de démolition, les bénévoles se relaient pour repérer les éléments susceptibles d’être utilisés, puis construisent avec l’aide des ouvriers municipaux un socle qui recevra l’édifice. Ce sont des tailleurs de pierre professionnels qui façonnent , coupent les gros éléments, et restaurent la vasque.Le quatrième mascaron, cassé au cours des siècles, a été reconstitué par Julie Savary, puis interprété par Laurent Sarpédon, en acier inoxydable repoussé et soudé. L’avaloir a été découpé au laser par Éric Py.

 

REGARDEZ BIEN...

  • Les 3 mascarons de pierre : un thème énigmatique unique dans la région. Des diablotins, avec leurs grandes oreilles en aile de chauve-souris ? Le bord de la vasque, qui vient très habilement s’amortir sur leurs tempes : des cornes ? Mais alors, pourquoi portent-ils un collier de fleurs, qui n’ont rien de diabolique ? À rapprocher, dans la facture (yeux, nez, bouche), des mascarons de l’église de Lapeyrouse, ou du château de Fontenay .

  • La vasque monolithique a servi d’auge à cochon à certaine époque…

  • Le motif de l’avaloir (au sol) répond au mascaron métallique.

 

FONTAINE PLACE DE LA VIGNE

Elle était à l’origine située à côté de la Halle. C’est la fontaine qui a subi le plus de déplacements.

HISTORIQUE

Antérieure à 1790, elle est une des plus anciennes fontaines du village. Elle a beaucoup voyagé. Initialement installée près de la halle, accolée d’un lavoir, elle gênait la circulation au croisement de la Rue du Commerce et de la route départementale.

Le service des Ponts et Chaussées proposa donc son déplacement en 1848.

Deux années de polémiques s’en suivirent, mais en 1850, elle fut installée sur la place près de son emplacement actuel. En 1971, elle fut à nouveau démontée pour céder la place à un abribus et des toilettes. Stockée sur le foirail durant 23 ans, elle fut sur le point d’être vendue, mais en 1994, suite à l’aménagement de la Place de la Vigne, le Conseil Municipal prit la décision de remettre les éléments qui restaient à l’Association des Amis du vieux Plauzat, qui impulsèrent la restauration.


Le bulbe-réservoir, situé en haut de la colonne, avait été dérobé. Celui-ci a été refait, selon documents d’époque, par l’École d’architecture de Volvic, ainsi que l’urne qui le supporte. Cette fontaine fonctionne avec une pompe. C’est lors de la réfection de la traverse qu’elle a été alimentée par le captage de Sarzat. La fontaine fut de nouveau inaugurée en 1998.

REGARDEZ BIEN...

• Les deux pampres (raisin et feuille de vigne) et les deux rosaces sur le globe réservoir,

• Les feuilles d’acanthe sur l’urne centrale.
À noter : le débordement de l’élément supérieur n’est dû qu’à une fuite… Mais ne dirait-on pas qu’il a été « étudié pour » ?

 

FONTAINE NOTRE DAME

Édifiée en 1874 rue de la Treille en même temps que la fontaine Saint-Jean et la fontaine Saint-Austremoine, elle est également l’œuvre de Michel Bérault et A. Mallet.

 

HISTORIQUE

Fontaine adossée. Edifiée en 1874 rue de la Treille en même temps que la fontaine Saint-Jean et la fontaine saint Austremoine, rue du Terrail, elle est l’œuvre de Michel Bérault.

Cette commande de trois fontaines est l’aboutissement d’un projet dont l’élaboration dura neuf années. L’alimentation en eau du village, comptant 1 234 habitants en 1865, était alors tout à fait insuffisante.

REGARDEZ BIEN...

• Le monstre marin, qui délivre l’eau, a tout d’un poisson – écailles, nageoire, nage horizontale. Pourtant, on semble bien distinguer, malgré l’usure du temps, le front et le bec que l’on retrouve sur toutes les « fontaines au dauphin » (Riom, Clermont…) et les catalogues de fontainiers du XIXe siècle.

 

FONTAINE SAINT-AUSTREMOINE

Avant la construction de cette fontaine, les villageois puisaient l’eau du puits communal. La construction de la fontaine Saint-Austremoine a permis de faciliter la récupération de l’eau.

 

HISTORIQUE

Construite à l’occasion de la campagne d’équipement de 1874 sous le mandat du maire Montrand-Curier, elle jouxte un puits plus ancien dont la salubrité n’était plus assurée.

REGARDEZ BIEN...

• Le mascaron de cette fontaine, datée de 1874, s’inscrit dans un rond presque parfait.

• La feuille d’acanthe, frontale, avec ses trois lobes habituels, est ici interprétée d’une manière très fine et très remarquable : le sourcil se retourne sur lui-même en suivant la ride du lion pour former le lobe latéral et s’enroule en accroche-cœur sur les tempes.

• Quant à la crinière, également stylisée, elle ressemble aux coiffes de plumes que l’on retrouve sur les mascarons datant du retour des Amériques (cf. la fontaine de Chas).

 

FONTAINE SAINT JEAN

Cette fontaine, dotée d’un pilier volumineux, sert de répartiteur pour les fontaines Notre-Dame et Saint-Austremoine.

 

HISTORIQUE

Edifiée en 1874 rue Saint-Jean, en même temps que la fontaine Saint-Austremoine et la fontaine Notre-Dame, elle est l’œuvre de Michel Bérault tailleur de pierre à Clermont-Ferrand, sur des plans de A. Mallet, architecte départemental. Cette commande de trois fontaines est l’aboutissement d’un projet dont l’élaboration dura neuf années. L’alimentation en eau du village, comptant 1 234 habitants en 1865, était alors tout à fait insuffisante.

REGARDEZ BIEN...

• Le petit mascaron de lion (appelé musequin) à simple crinière. La ride est peu prononcée ; les crocs, très apparents, sont récents.

 

• Le chapiteau, orné sur chaque face d’un fronton composé de deux volutes supérieures rentrantes accolées, dont l’œil est orné d’une fleur stylisée.

 

LAVOIR LA COSTE

La fontaine de La Coste appelée également « la grande fontaine ou Fontgrande » est la plus ancienne des fontaines de Plauzat, sa construction pourrait remonter à la période médiévale, à l’origine la source était protégée par une voûte, puis plus tard par un massif clos avec une ouverture de contrôle, l’eau de la fontaine sortant du coté jour (est) par trois tuyaux dans un bassin de pierre de taille. Ce n’est qu’au début du XVIII ème siècle que l’on ajouta un lavoir d’une longueur de 12 pieds (environ 4m). 
 

Au XIX ème siècle on a construit un lavoir « sanitaire » pour répondre au besoin d’une population en augmentation considérable..

 

LAVOIR DU FOIRAIL

HISTORIQUE

Le projet de construction d’un troisième lavoir fut adopté par le Conseil Municipal en 1873. Il s’agit vraisemblablement du lavoir du Foirail. Ce lavoir fut couvert en 1899 par Louis Armand, serrurier, rue Blatin à Clermont, selon le plan établi par M Cytère, architecte.

C’est à l’architecte Cytère que l’on doit aussi les plans de la piscine à chevaux que la commune décide de construire en 1897. Cette piscine qui était alimentée par le trop plein du lavoir, fut supprimée dans les années cinquante.

A côté de l’école, ce lavoir est resté quelques temps vide. C’est en 2015 que l’équipe municipale sortante décide de le remettre en eau et demande aux brigades d’insertion de Champeix de façonner un mascaron. Ils façonnées une Tête de dauphin, en s’inspirant des dauphins de la fontaine aux lions en 2015 . .

Ce lavoir est composé de 2 bacs : un pour rincer (le bassin supérieur) et un pour laver (le bassin inférieur).


L’ensemble a été couvert peu de temps après sa construction (fin XIXème). Le toit a été couvert en 1899 par Louis Armand
Date construction 1873

 

I-Rando

 

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